• Après une nuit de repos nous reprenons le chemin de Jeodong et, cette fois-ci nous atteignons sans problème le village. Au passage nous nous rendons compte que la veille, lorsque nous avons fait demi tour, nous étions arrivés pratiquement au sommet et que ne restait plus à parcourir que la descente vers le village de Jeodong. Nous continuons notre marche en direction de Naessujong où Kyong Ai se souvient qu’une source délivre une eau très ferrugineuse et il n’est pas question de rater l’occasion d’en boire une gorgée puisqu’elle ne coute même pas dix sous, ce qui n’est vraiment pas c6 septembre Ulleungdoher.

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

    De retour à Dodong, après avoir dégusté un bibimpap, nous empruntons le téléphérique qui conduit au Manghyangbong, pic à une altitude de 316m d’où, selon la littérature locale on peut apercevoir, par temps clair les ilots de Dokdo, situés à 92km de là. Ces ilots, à cause des droits de pêche associés sont revendiqués par le Japon. C’est une des nombreuses pommes de discorde entre le japon et la Corée et toute la population de la péninsule, soudée par sa détestation de son envahissant, ce mot est à prendre au propre comme au figuré, en fait un enjeu national.

    6 septembre Ulleungdo

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

    Un coréen qui visite lui aussi fige pour l'eternité (ou presque) l'image de notre présence ici. Inutile de chercher les iles de Dokdo sur la photo, la brume ôtait tout espoir de les voir.

    6 septembre Ulleungdo

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

    Sur place on vend des tee shirts qui affichent fièrement en coréen et en anglais « Dokdo is our territory ». Nous en achetons un, taille un an, pour que, très vite, un être qui nous est cher participe à cet effort national au titre des 25% de sang coréen qui coule dans ces veines.

    Le soir, comme c’est mon anniversaire, Kyong Ai sort une bouteille de champagne rosé qu’elle a amené de France et nous fêtons dignement l’événement.  Nous nous couchons toutefois de bonne heure car la journée de demain va être dure et commencer très tôt.

    Pour visualiser les photos prise ce jour, cliquez sur l'appareil photo ci-dessous

     6 septembre Ulleungdo - à la recherche de Dokdo

     


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  • Après une nuit perturbée par le décalage horaire, nous sommes réveillés par la pluie battante. Nous devons partir pour Ulleungdo une île située à environ 200km de la côte est de la péninsule coréenne. Les bateaux pour Ulleungdo partent de Pohang, qui se trouve à 30km de Kyongju. A cause de la pluie nous décidons d’utiliser la voiture qui restera garée sur la parking du ferry. Pohang n’est pas une ville inconnue pour moi. C’est là que j’ai débarqué en Corée pour la première fois en 1978 et où j’ai rencontré Kyong Ai quelques temps après. Mais la ville d’aujourd’hui ne ressemble en rien à la grosse bourgade de l’époque. Posco le deuxième producteur mondial d’acier, chez qui nous mettions en service un des  plus gros laminoirs à chaud de l’époque, n’est plus le presque employeur unique et de nombreuses entreprises occupent les 400.000 habitants.

    Grace aux indications en coréen et en anglais nous trouvons assez facilement le terminal des ferries. Les billets achetés, nous nous préparons à embarquer. Ce voyage est un peu un pèlerinage pour Kyong Ai qui est allé deux fois sur cette île lorsqu’elle avait à peu près vingt ans. le catamaran qui relie Pohang à Ulleungdo

    Elle garde un excellent souvenir de ce lieu sauvage et rustique. Elle garde un moins bon souvenir du voyage en bateau lui-même, à cause du mal de mer. Ce voyage qui durait autrefois 10 heures n’en dure plus que trois environ aujourd’hui  grâce au gros catamaran qu’utilise maintenant la compagnie qui dessert l’île.

     

    Si les deux premières heures du voyage se passent sans encombres, la mer devient ensuite plus forte et les craintes de Kyong Ai se confirment malheureusement. Je ne suis normalement pas trop sujet à ce mal mais à force de tenter de soulager kyong Ai  qui m’observe avec des yeux de teckel entre deux hauts le cœur, je suis moi aussi pris de malaises. Heureusement le bateau accoste finalement et une fois pieds à terre tout rentre dans l’ordre.

    Nous avons réservé une chambre à Dodong, ville principale de l’l’île où accoste les bateaux venus du continent. La chambre est du type ondol, ce qui signifie qu’il n’y à pas de lit. On déroule une natte au sol. Pour dormir C’est un peu raide au début mais on s’habitue très bien à ce système qui est sans doute par ailleurs excellent pour le dos. En dehors de cette particularité, la chambre dispose de tout le confort, air conditionné, frigo et sanitaire avec douche à la coréenne c’est à dire sans bac récepteur.

    Dès notre installation terminée, c'est-à-dire après quelques minutes, nous partons à la découverte de l’île. Lors de ses séjours précédents, Kyong Ai résidait chez une amie dans le village de Jeodong, situé à quelques kilomètres de Dodong. Ulleungdo est une île volcanique et sur presque tout son pourtour, le rivage est constitué de spectaculaire falaise tombant à pic dans la mer. Un chemin, en grande partie artificiel à été aménagé le long de la cote pour relier Dodong à Jeodong. Ce chemin n’existait pas autrefois et il fallait emprunter un sentier intérieur qui grimpe de façon assez raide à travers la montagne. C’est ce sentier que nous choisissons de suivre. Il offre des vues magnifiques sur la mer et est enfoui dans une végétation luxuriante avec d’imposants camélias qui sont de véritables arbres.

    5 septembre Ulleungdo

    Kyong Ai m’explique que du fait du climat particulier de l’île ces camèlias fleurissent en plein hiver alors que la neige recouvre le sol. Comme ils sont rouge, on imagine la splendeur du spectacle. Reviendrons-nous un jour en hiver pour en profiter ?5 septembre Ulleungdo

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

    La forme moyenne, suite au voyage du matin, de l’auteur de ces lignes et surtout de son épouse nous obligera à faire demi-tour avant d’atteindre Jeodong. Nous irons finalement par le sentier côtier, bien plus facile. Comme Dodong, Jeodong est un port. La ville est plus petite mais les bateaux de pêche y sont bien plus nombreux. Ce sont surtout les calamars qui sont recherchés et cette pêche à la particularité se faire avec de très puissants éclairages, fournit par des dizaines de lampes à filament de plusieurs milliers de watts suspendu en guirlande sur les bateaux qui attirent les malheureux crustacés. Enfin qui attiraient car il semble que la ressource soit en voie de disparition pour cause de surpêche, en particulier par les bateaux japonais qui pratique cette pêche à un niveau industriel.

    De retour à Dodong, nous allons prendre un repos bien mérité après un petit sachemi de sole.

    Pour visualiser les photos prise ce jour, cliquez sur l'appareil photo ci-dessous

    5 septembre Ulleungdo


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  • Le 3 septembre, grand départ pour la Corée. Notre voyage précédent au pays natal de Kyong Ai date maintenant de cinq ans et elle a hate de retrouver ses racines, même si la séparation, pour un mois de ses enfants et de sa petite fille n'est pas sans une certaine amertume.

    Voyage sans problème Air France sert des repas acceptables en classe eco mais on voit bien que c'est la crise puisque on nous prive du mulsugun, cette serviette chauffée à la vapeur si agréable pour se rafraichir le visage après les éprouvantes procédures d'embarquement.

    Arrivée à l'aéroport d'Incheon, près de Seoul, une file raisonnable à l'immigration, un passage éclair en douanes. Nous louons un téléphone pour la durée du séjour. Mon portable est resté dans la voiture d'Eric qui nous a amené à l'aéroport ! Il aurait de toute façon fallut louer un appareil pour héberger ma carte SIM car la Corée utilise des fréquences particulières inconnues des appareils européens. J’ai donc un nouveau n° pour le séjour.

    Nous prenons un bus pour Daegu ou vit la sœur de Kyong Ai. Nous sommes cinq à bord, chauffeur compris. 3 heures après nous prenons un taxi et c'est l'arrivée chez Yeon Shim. Jong Min est aussi là et les retrouvailles sont chaleureuses mais sans effusion spectaculaires, comme toujours en Asie. Après un rapide repas et quelques courses en ville, Yieon Shim nous emenne à Kyong Ju où vit la maman de Kyong Ai. Elle nous laissera ensuite sa voiture, une limousine Hyundai assez ancienne avec un six cylindres à injection. En somme presque comme la TR6, mais en nettement moins marrant à conduire à cause des 2 tonnes et de la boite auto.

    Retrouvailles avec la maman de Kyong Ai, nouveau repas, nous sommes bien en Corée !

    Demain départ pour Ulleungdo, notre prmière destination touristique.


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