• 5 septembre Ulleungdo

    Après une nuit perturbée par le décalage horaire, nous sommes réveillés par la pluie battante. Nous devons partir pour Ulleungdo une île située à environ 200km de la côte est de la péninsule coréenne. Les bateaux pour Ulleungdo partent de Pohang, qui se trouve à 30km de Kyongju. A cause de la pluie nous décidons d’utiliser la voiture qui restera garée sur la parking du ferry. Pohang n’est pas une ville inconnue pour moi. C’est là que j’ai débarqué en Corée pour la première fois en 1978 et où j’ai rencontré Kyong Ai quelques temps après. Mais la ville d’aujourd’hui ne ressemble en rien à la grosse bourgade de l’époque. Posco le deuxième producteur mondial d’acier, chez qui nous mettions en service un des  plus gros laminoirs à chaud de l’époque, n’est plus le presque employeur unique et de nombreuses entreprises occupent les 400.000 habitants.

    Grace aux indications en coréen et en anglais nous trouvons assez facilement le terminal des ferries. Les billets achetés, nous nous préparons à embarquer. Ce voyage est un peu un pèlerinage pour Kyong Ai qui est allé deux fois sur cette île lorsqu’elle avait à peu près vingt ans. le catamaran qui relie Pohang à Ulleungdo

    Elle garde un excellent souvenir de ce lieu sauvage et rustique. Elle garde un moins bon souvenir du voyage en bateau lui-même, à cause du mal de mer. Ce voyage qui durait autrefois 10 heures n’en dure plus que trois environ aujourd’hui  grâce au gros catamaran qu’utilise maintenant la compagnie qui dessert l’île.

     

    Si les deux premières heures du voyage se passent sans encombres, la mer devient ensuite plus forte et les craintes de Kyong Ai se confirment malheureusement. Je ne suis normalement pas trop sujet à ce mal mais à force de tenter de soulager kyong Ai  qui m’observe avec des yeux de teckel entre deux hauts le cœur, je suis moi aussi pris de malaises. Heureusement le bateau accoste finalement et une fois pieds à terre tout rentre dans l’ordre.

    Nous avons réservé une chambre à Dodong, ville principale de l’l’île où accoste les bateaux venus du continent. La chambre est du type ondol, ce qui signifie qu’il n’y à pas de lit. On déroule une natte au sol. Pour dormir C’est un peu raide au début mais on s’habitue très bien à ce système qui est sans doute par ailleurs excellent pour le dos. En dehors de cette particularité, la chambre dispose de tout le confort, air conditionné, frigo et sanitaire avec douche à la coréenne c’est à dire sans bac récepteur.

    Dès notre installation terminée, c'est-à-dire après quelques minutes, nous partons à la découverte de l’île. Lors de ses séjours précédents, Kyong Ai résidait chez une amie dans le village de Jeodong, situé à quelques kilomètres de Dodong. Ulleungdo est une île volcanique et sur presque tout son pourtour, le rivage est constitué de spectaculaire falaise tombant à pic dans la mer. Un chemin, en grande partie artificiel à été aménagé le long de la cote pour relier Dodong à Jeodong. Ce chemin n’existait pas autrefois et il fallait emprunter un sentier intérieur qui grimpe de façon assez raide à travers la montagne. C’est ce sentier que nous choisissons de suivre. Il offre des vues magnifiques sur la mer et est enfoui dans une végétation luxuriante avec d’imposants camélias qui sont de véritables arbres.

    5 septembre Ulleungdo

    Kyong Ai m’explique que du fait du climat particulier de l’île ces camèlias fleurissent en plein hiver alors que la neige recouvre le sol. Comme ils sont rouge, on imagine la splendeur du spectacle. Reviendrons-nous un jour en hiver pour en profiter ?5 septembre Ulleungdo

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

    La forme moyenne, suite au voyage du matin, de l’auteur de ces lignes et surtout de son épouse nous obligera à faire demi-tour avant d’atteindre Jeodong. Nous irons finalement par le sentier côtier, bien plus facile. Comme Dodong, Jeodong est un port. La ville est plus petite mais les bateaux de pêche y sont bien plus nombreux. Ce sont surtout les calamars qui sont recherchés et cette pêche à la particularité se faire avec de très puissants éclairages, fournit par des dizaines de lampes à filament de plusieurs milliers de watts suspendu en guirlande sur les bateaux qui attirent les malheureux crustacés. Enfin qui attiraient car il semble que la ressource soit en voie de disparition pour cause de surpêche, en particulier par les bateaux japonais qui pratique cette pêche à un niveau industriel.

    De retour à Dodong, nous allons prendre un repos bien mérité après un petit sachemi de sole.

    Pour visualiser les photos prise ce jour, cliquez sur l'appareil photo ci-dessous

    5 septembre Ulleungdo


    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :